CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :   « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  

Lead des « Galliet », Bihem Galliet assure de la « solidité » du groupe musical, malgré les différents lieux de résidence des membres, après le fameux épisode électoral 2010-2011. Pour la paix durable en Côte d’Ivoire, à la suite des évènements malheureux liés à la présidentielle du 31 octobre dernier, il prône le « vrai dialogue entre filles et fils du pays ». Face to face.  

CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :    « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  
Bihem Galliet, lead du groupe « Les Galliet», continuera la musique, pour le bonheur des mélomanes. ivoiriens et d'ailleurs.
CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :    « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  
CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :    « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  
CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :    « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  
CI-Musique-Bihem Galliet (lead du groupe « Les Galliet ») :    « Pourquoi, il faut prioriser le vrai dialogue »  

Bjr Bihem ! Comment se porte aujourd’hui le groupe « les Galliet » ?

Le groupe se porte très bien !  Dieu merci !

 

A la suite de votre grand succès durant la présidentielle 2010, on ne vous a plus trop entendus. Que s’est-il passé ? Le groupe s’est-il cassé ?

Avec la situation postélectorale, nous nous sommes tous retrouvés en exil, mais le groupe existe toujours.  Il ne s’est pas cassé. Bien au contraire, il respire la grande forme.

 

N’avez-vous (toi et les autres membres) pas eu vraiment peur, par moment, de continuer votre métier, puisque celui pour qui vous avez chanté, n’était plus au pouvoir ?

Rires ! Peur, c'est un peu trop dire, nous étions plutôt méfiants. Les artistes sont repartis en plusieurs catégories ; il y a certains qui sont plus engagés et assument leurs engagements, par contre, d’autres chantent simplement, et moi j'ai décidé de mener ma carrière sans entacher ma musique.

 

Sois explicite stp !

J’ai décidé de chanter essentiellement, pour la société dans laquelle nous vivons, et qui doit pouvoir en tirer de véritables leçons pour s’harmoniser et s’humaniser davantage, au quotidien. Donc, tout le monde y trouve sérieusement son compte, et mes fans le diront sans sourciller.

 

La présidentielle 2020 a laissé de mauvais souvenirs, la tension est encore vive entre politiciens du pouvoir et de l’opposition, et pourtant il faut aller à la paix.  Que préconises-tu singulièrement, pour un retour vrai à la paix en Côte d’Ivoire ?

Je pense qu'on doit au préalable, prioriser le vrai dialogue et le « vivre-ensemble ». C’est sur cette base de sincérité essentielle et impérative, qu’on pourra commencer toute action ou opération, pour aboutir à la réconciliation vraie et sincère. Pour aller à la paix durable, il faut absolument penser cela et débuter sa construction sur la base de la sincérité. C’est une notion que tout le monde doit totalement épouser, si on veut la paix et une cohésion sociale durables.

 

Alors, dans ce cas, que doit véritablement faire chaque partie pour la réinstauration d’une cohésion sociale durable ?

Pour la réinstauration d’une cohésion sociale durable, chaque partie doit faire une concession dans le précieux intérêt de la Nation.

 

Comptes-tu rester dans la musique durant de nombreuses autres années ? Quelle (s) autre (s) activité (s) as-tu, en dehors de la musique bien sûr ?

Ouiii bien-sûr, la musique, c'est ma vie. C'est grâce à elle qu’aujourd'hui, j'ai des réalisations ; je suis en train de monter ma propre structure événementielle, et j'ai mon studio d'enregistrement qui est fini. Parallèlement à tout cela, je suis dans le domaine de l'aviculture.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-Musique : Soro N’gana signe le retour du « Yatchana » pour l’«ouverture »  

Il est de plus en plus question du retour de l’ancien président Laurent Gbagbo au pays. Le groupe prépare-t-il un opus pour ce come-back ?

Tous les autres membres sont restés en France, je suis le seul revenu au pays, je pense que les frères restés là-bas, pourront faire cette chanson, puisque moi, j'ai déjà mon album sur le marché.

 

Alors, comment comptez-vous vous réunir pour des chansons communes dans le futur ?

Rires ! Le frère, si tu as remarqué, je porte toujours le nom Galliet, hein. Les frères et moi avions un projet d'un opus pour montrer à nos fans que le groupe existe toujours.

Maintenant, pour le choix des chansons, nous allons véritablement réfléchir, avant de les rendre publiques.

 

C’est la fin d’année, un moment de grands "encaissements financiers" (rires) pour les artistes. Que prévois-tu pour tes fans et les nombreux mélomanes de la Côte d’Ivoire ?

Je ne saurais mentir à mes fans, j'ai sorti mon album, il y a de cela, trois mois, donc je projette de faire un grand concert en décembre de l'année 2021, pour l'instant, je suis en pleine promotion et je planifie mes projets sur le long terme, maintenant.

 

Tes vœux pour la Côte d’Ivoire et le monde des artistes, souvent durement frappé ?

Je souhaite que la Côte d'Ivoire soit réunifiée, comme elle était avant. Que les politiciens soient unis, que les artistes soient unis, que les populations soient unies et que tous les fils du pays regardent dans la même direction et aient un intérêt commun, la Mère-Patrie.

Je vous remercie.

 

Réalisation, Marilyn Opong